Tópico Lancia

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1957. #Lancia Aurelia B24 Convertible
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Lancia en route pour le musée



L'avenir ne semble pas radieux pour Lancia. Le PDG du groupe Fiat laisse pour l'instant planer le doute, mais il semble qu'à terme, Lancia ne sera plus distribuée qu'en Italie. Coup de rétro sur une marque centenaire au passé sportif inoubliable.

Situation difficile
"Toutes les vérités ne sont pas forcément bonnes à dire. Alors, plutôt que de décevoir ou de mentir, Sergio Marchionne, le P-DG du groupe Fiat-Chrysler, a préféré se taire. À l’occasion de la présentation de sa stratégie, les 6 et 7 mai derniers, tout le groupe Fiat a été à l’honneur : les ambitions de la marque Fiat, le renouveau d’Alfa Romeo, le retour de Maserati dans le haut du panier ont été détaillés par le menu. Mais de Lancia, on n’a point entendu parler. Comment interpréter un tel silence ?

Obtenir une information sur Lancia tient même de la gageure, à l’heure actuelle. L’agence italienne Ansa est pourtant parvenue à arracher quelques confidences à M. Marchionne: « Nous avons constaté que la marque Lancia n’attire pas les foules en dehors de l’Italie. Lancia n’a pas d’histoire, que ce soit en Europe ou aux États-Unis. Nous pensons qu’Alfa Romeo dépassera largement Lancia », a fait savoir le P-DG.

La messe est donc dite: Lancia ne vendra plus qu’un seul produit, l’Ypsilon, et en Italie uniquement. Sur tous les autres marchés, ciao
Lancia ! « À moyen terme, la question du devenir de Lancia se pose », reconnaît Stéphane Labous, directeur de la marque en France. La Thema ne se vend pas. La Delta n’est plus produite, tandis que le Voyager réalise de faibles volumes : « Compte tenu des évolutions à venir, il y aura rééquilibrage », consent encore M. Labous en ce qui concerne le réseau de distribution français. Celui-ci est composé de 123 points de vente, mais aucun n’est monomarque Lancia. Tous arborent le panneau Fiat/Alfa/Jeep, et la fin probable de Lancia ne devrait entraîner aucune perte brutale d’activité.

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Qui seront donc les grands perdants de la fin de Lancia ?

Sans doute les passionnés d’automobile: « C’est triste », lâche sobrement Yves Loubet, champion d’Europe des rallyes sur Lancia Delta en 1989 ; « Depuis longtemps, la marque s’est galvaudée. Du jour où elle a arrêté la compétition et s’est tournée vers le chic, qui n’est pas le luxe », considère pour sa part Daniel Pottier, président du Lancia club France. Et de regretter déjà les Lancia, « des voitures de gens originaux, de médecins, d’architectes et de bourgeois », un peu comme les Saab de la grande époque. Une marque qui, d’ailleurs, a elle aussi été enterrée récemment. Serait-ce le seul avenir possible pour ceux qui sortent des sentiers battus ?"Em Lancia en route pour le musée - L'argus
 
"Si les Français n’ont jamais réellement fait preuve d’engouement pour Lancia, la marque a toujours compté sur la France. Jusqu’à aujourd’hui, l’Hexagone demeure le deuxième marché le plus important en volumes pour Lancia, derrière l’Italie.

Sans surprise, le succès de Lancia en France a peu ou prou suivi les campagnes victorieuses en rallye. De 6801 Lancia vendues en 1980 avec trois modèles au catalogue, Lancia passe à 8508 ventes et sept modèles distincts en 1985. Mais le sommet est atteint cinq années plus tard, en 1990, quand la Delta Integrale est en pleine gloire en rallye : 18225 Lancia distribuées en France, un record qui ne sera sans doute jamais battu. Cette année-là, Lancia France parvint à vendre 7045 Dedra, et 7025 exemplaires de sa nouvelle citadine, l’Y10.

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Lancia Dedra, la voiture la plus vendue en France par la marque...

Alors que la marque italienne se retire définitivement de la compétition en 1991, la suite n’est que baisse des volumes et déconvenues sur le plan commercial.

Le fond fut touché en 2003, avec seulement 1971 unités écoulées sur le marché français. Que s’est-il passé ? Passé dans le giron du groupe Fiat, Lancia a pratiqué la « Fiat rebadgée », notamment avec sa Thema : celle-ci ne fut jamais à la hauteur pour les amateurs de voitures de luxe, et demeurait bien trop chère pour les personnes qui avaient simplement besoin d’une grande routière. Idem avec l’actuelle génération de Delta, une Fiat revue et corrigée qui n’a jamais trouvé son segment ni son public.

Il y eut aussi des errements stylistiques majeurs : la Gamma coupé (1977), mais aussi la Kappa coupé (1997) qui fait encore l’unanimité contre elle. En cinq ans de présence au catalogue français, Lancia n’est pas parvenu à en vendre 200 ! La dernière véritable Lancia produite fut la première génération d’Ypsilon (2003). Elle fut aussi la meilleure…"Em L'âge d'or des années 90 - L'argus
 
"Onze titres constructeur de champion du monde des rallyes, quatre titres pilote… À ce jour et malgré la domination outrancière du tandem Loeb/Citroën durant la première décennie des années 2000, Lancia demeure la marque la plus titrée en championnat du monde des rallyes.

L’aventure commença en 1969, avec une Fulvia. Légère et rapide, celle-ci remporta le premier titre constructeur de Lancia en 1972, grâce aux exploits de Sandro Munari à son volant. Mais Lancia entra de plain-pied dans la légende avec un monstre nommé Stratos: « C’était sans doute la voiture de rallye la plus aboutie, mais la 037 était encore plus performante», commente à son sujet Yves Loubet.

La Stratos emporta tout sur son passage: les titres constructeur en 1974, 75 et 76, ainsi que le titre pilote (avec Munari) en 1976. Lancia se remit à goûter à la victoire peu après, grâce à l’apparition de la O37 en 1983: titre constructeur cette année-là… et le groupe Fiat qui annonce le retrait des Lancia officielles. Celles-ci faisaient trop d’ombre aux Fiat 131 Abarth!

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Didier Auriol remporta trois Tour de Corse au volant de sa Delta intégrale

Lancia se relança corps et âme en rallye Groupe A dès 1987 armé de sa Delta, qui ne s’appelait pas encore HF Integrale. Les titres constructeur furent presque une formalité en 1987, 1988 et 1989, mais s’avérèrent plus difficiles à conquérir en 1990 et 1991. Mais après le dernier succès de Juha Kankkunen, Lancia annonça son retrait définitif de la compétition. Ce qui n’empêcha pas la marque d’obtenir encore le titre constructeur en 1992, car les voitures officielles avaient été confiées à un team privé. La Delta HF Integrale représente pour beaucoup le fin du fin en matière de voiture de rallye: « La Delta, cela a été une très belle époque pour Lancia, avec beaucoup de titres », souligne Yves Loubet, "mais la 037, cela vous donnait des frissons...""Em LA marque qui a tout raflé en rallyes - L'argus
 
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